Le Togo

Le Togo, le sourire de l'Afrique

 


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Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km², s’étirant sur 600 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 100 km.

Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages (une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord).

Le Togo fait partie de la CEDEAO.

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Infos pratiques sur le Togo

 

Télécharger la carte détaillée du Togo :   carte-Togo.pdf carte-Togo.pdf

 

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La région maritime est la région la plus au sud du Togo, sa capitale est Lomé.

Lomé (voir la fiche détaillée), la capitale, est renommée sur toute la côte du golfe du Bénin pour ses plages de sable fin et pour ses promenades ombragées le long du littoral. Depuis la capitale jusqu'au Bénin, le littoral est bordé par une splendide route qui traverse les cocoteraies et des villages typiques de pêcheurs. À 30 kilomètres de Lomé se trouve le lac Togo, près de la petite ville d'Agbodrafo (voir la fiche détaillée) (dénommée avant par les navigateurs portugais Porto Seguro) qui a été reconnue comme étant un vestige de la traite négrière et comme faisant partie de la "Route des esclaves". Entouré de petits villages, le lac Togo est un des lieux les plus accueillants du pays. Sur la rive, la vie villageoise est tranquille. Les pêcheurs naviguent dans de petites embarcations creusées dans des troncs d'arbre pour aller ramasser leurs filets et leurs nasses. On trouve aussi Aného (Voir la fiche détaillée), située à 15 kilomètres à l'est d'Agbodrafo. Aného est le centre spirituel du peuple Guin-Mina. Près du lac Togo, on découvre aussi le petit village de Togoville (voir la fiche détaillée) qui a donné son nom à tout le pays. On peut y aller en longeant le lac ou en le traversant en pirogue. On trouve aussi les localités de Vogan où se tient un marché nocturne tous les mardis et tous les vendredis soir avec de nombreuses rencontres avec la culture animiste et vaudou. Enfin, c'est à Kpogamé que se trouvent les célèbres mines de phosphates du Togo.

 

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La région des plateaux est une région du Togo. Son chef-lieu est Atakpamé. La région est caractérisée par son climat doux et par sa végétation luxuriante. Dans le Sud-Ouest se trouve une région montagneuse où subsistent encore de belles forêts, véritables musées végétaux, malgré l'extension des plantations de café et de cacao. Il s'y trouve le massif d'Avatimé, près du plus haut sommet du Togo, le Mont Agou, qui culmine à 986m d'altitude. Le centre artisanal, le marché aux fruits tropicaux de Kpalimé et les nombreuses balades de découverte de la faune et de la flore font de cette région une des plus touristiques du pays.

 

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La région centrale, son chef-lieu est Sokodé.

La région centrale couvre une superficie d'environ 13 500 km² dont plus de 20% sont des réserves et des forêts classées parmi lesquelles la réserve du parc national du Fazao qui couvre près de 2 000 km². La ville de Sokodé (à majorité musulmane) est la deuxième ville du pays en nombre d'habitants. La région offre de nombreux atouts culturels, les traditions sont restées vivantes. Le folklore, vivifié par le côtoiement incessant des différentes ethnies, avec interpénétration des coutumes, est ici particulièrement actuel et authentique. Les fêtes du Ramadan, de la Tabaski, de Gadoa et d'Adossa (que l'on appelle aussi la fête des couteaux), toutes d'origines musulmanes et dont la pratique a été propagée par les Kotokoli, sont célébrées en grande pompe. Les chefferies traditionnelles en pays Tem sont un autre témoignage de ces coutumes restées profondément ancrées. La variété des activités artisanales se retrouve ici aussi: sur les nombreux marchés de la région, entre autres, ceux de Blitta, de Pagala ou d'Adjengré, on trouve de très nombreux produits de l'artisanat local: outils aratoires, gourdes et calebasses, sacs à provisions,...

 

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La région de la Kara est une région du nord du Togo. Son chef-lieu est Kara.

La région se trouve être en pays Kabyè. Les Kabyè « paysans de pierre » sont excellents dans l'art de la lutte, et de la culture en terrasse (il s'agit d'une région particulièrement aride et montagneuse). Les monts Défalé sont formés de longues chaînes parallèles couvertes de nérés, de baobabs et de palmiers tandis que les monts Défalé touchent le pays Tamberma vers l'Est. Le pays Tamberma est connu avec ses « châteaux forts » construits en terre glaise, site inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

 

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La région des savanes est la région la plus septentrionale du Togo, son chef-lieu est Dapaong.

Cette région est formée d'une végétation de savanes d'une platitude exceptionnelle, curieusement entrecoupée de monts verdoyants riches en damans de rochers : c'est le domaine par excellence durônier, de la culture attelée et de l'élevage bovin. L'habitation reste souvent traditionnelle sous forme de cases rondes. La région est riche en trésors historiques et culturels tels que les peintures rupestres de Namoudjoga ou les grottes de Nano.

 

 

Source Wikipedia

 

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Quelques fêtes traditionnelles du Togo

 

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  •  Oti  Guén –Guélé
 

Après environ  600 kms de route, nous voilà arrivés  dans la préfecture de Tchamba. Les natifs du Canton de Kaboli se retrouvent et célèbrent  leur fête biennale Oti Guén-Guélé.

Kaboli signifie étymologiquement : nous sommes sortis de la souffrance. Pour matérialiser cette réalité, tous les natifs de la région venant du Bénin, du Nigéria, du Burkina-Faso et de l’intérieur du pays se donnent rendez-vous à l’occasion de la fête Guén-guélé les kamboléens mènent  des réflexions sur le développement du village et organisent des réjouissantes populaires : la visite du  quartier royal, la sortie du chef féticheur et la danse des masques guèlèdè. Les compétitions sportives viennent mettre fin aux festivités. 

 

  • KOUROUBI

 

Les natifs de la préfecture de l’Oti  fête  chaque  année la fête traditionnelle Kouroubi qui est une occasion pour le peuple Tchokossi d’implorer le pardon divin, la justice, l’indulgence et la compréhension dans la conduite de la communauté.

Plusieurs activités meublent se festivités notamment danses et chants traditionnels et compétitions sportives dans  le stade de Sansané Mango.    

 

  • EVALA, luttes traditionnelles en pays Kabyè

 

Chaque année dans la deuxième semaine du mois de juillet se déroulent les Evala en pays kabyè. Au-delà du côté festif qui voit la participation de tous les fils de la région  et de nombreux visiteurs  venus des quatre coins du pays et de l’extérieur.  Les Evala sont avant tout, une cérémonie d’initiation. Le rituel initiatique des Evala marque la fin de l’enfance et confère un statut social avec ses droits et ses obligations.

Désormais le jeune Evala est différemment apprécié par ses parents et par la société. Il a droit à son petit champ qui lui procure une certaine autonomie financière. Formé à l’endurance, au courage et à l’abnégation, ce chasseur-guerrier il est appelé à défendre son foyer, son pays et à assurer l’ordre public.

Les Evala sont un passage obligé dans la socialisation du jeune kabyè. Raison pour laquelle,  chaque cérémonie d’initiation marque les retrouvailles,  les réjouissances populaires (chants et danses) et une occasion d’inviter des amis au partage. C’est aussi un véritable régal pour les visiteurs qui d’ailleurs ne se font pas prier.

Les pays kabyè sont au nord  du Togo et à 428 km de la capitale Lomé.

  

  • AYIZA, la fête des haricots

 

Chaque année dans le mois d’août, le peuple Ewé de la préfecture de zio commémore Ayiza en mémoire de l’exode de leurs ancêtres qui ont fui entre le XVI ème et XVII ème siècles les entrailles d’Agbogbo>> à Notsé (ville) sous le règne du très autoritaire Roi Agokoli.

Agbogbo est une muraille de 18km avec une épaisseur de plus de 2 mètres de large et 4 mètres de haut entourant la cité et protégeant le peuple contre les razzias du grand empire Songhaï situé plus au nord.

Face à l’accroissement rapide des populations, l’appauvrissement des terres, ainsi que la dissolution de l’empire de Songhaï, la paix sociale dans la cité Agbogbo entre en crise. Et c’est grâce au conseil d’un patriarche qu’un plan  d’évasion a été établi. Parmi la grande masse des fuyards éwé qui se sont dirigés  vers le sud, s’est retrouvé le groupe qui a été à l’origine de la fondation de la ville de Tsévié. Constatant que leurs provisions s’épuisaient que les ancêtres fondateurs ont fait escale pour semer du haricot afin de continuer le voyage après la récolte.  Lorsque, ceux qui ont poursuivi le trajet ont demandé à ceux qui ont fait escale de les rejoindre, ils ont répondu qu’ils attendaient que le haricot produise d’abord ; ce qui se traduit en langue éwé  par Ayinètsévié dont la ville Tsévié située à 35km de  Lomé tire son appellation.

Les fuyards n’ont plus abandonné ce site appelé aujourd’hui Ayifapé qui se trouve sur la route d’Atakpamé. Le radical Ayi signifie haricot et suffixe za ou aza représente toute la culture matérielle et immatérielle qui est chaque année solennellement remise au jour et vécue en présence de plus de 30 Chefs traditionnels de toues les localités de la préfecture. Ayiza est l’occasion des retrouvailles des fils du terroir venus de tous les horizons pour se ressourcer et  formuler de nouvelles perspectives d’avenir pour leur préfecture. 

 

  • HOGBEZAN

 

 Les villes de Tabligbo et d’Ahépé situées à environ 90 Km de Lomé servent de cadre à la célébration de la fête traditionnelle Hogbezan qui évoque l’union du peuple éwé (évé) depuis la citadelle de Notsé qui explique son origine. Pour les besoins de la cause, les natifs de Yoto sont tous présents. Moments de retrouvailles et de réjouissances où les amis et les visiteurs ne font qu’un.

 Très tôt le matin, les populations sont réveillées par l’Atopoui, le tam-tam parlant, suivi de sept coups de canon. La mise en place faite, les différents groupes traditionnels rivalisent d’ardeur. Les danses Adjogbo du village de Essè-ana, la Sakpota du village de Gboto Komé et la danse Zangbéto de Topkli donnent des spectacles riches en couleurs et en sons.

 Au-delà des festivités, Hogbezan recouvre deux facettes : une facette historico-culturelle et une autre économique.

 

  • KAMAKA

 

 Kamaka, fête de moisson en pays Tem est célébrée chaque année au cours du mois de Janvier à Bafilo dans la préfecture d’Assoli. Elle regroupe les originaires du village qui viennent également du Bénin et du Ghan.

 Kamaka s'offre comme un podium des multiples facettes de la culture des peuples Tem. Et pour montrer la richesse de son patrimoine culturel les populations et les visiteurs doivent déguster les différents mets issus des produits agricoles. L’art culinaire des peuples tenu est fort variées. Après la dégustation vient le festival de danses traditionnelles qui vient mettre fin aux cérémonies.

 Les participants auront le temps d’apprécier la danse du couteau dont seul les danseurs tem en ont le secret.

 

  • EKPESSOSSO

 

 Les Guin de Glidji en ce qui les concernent, choisissent toujours le mois de septembre pour célébrer leur fête traditionnelle Ekpessosso. Glidji est le site des festivités et l’origine des Guin du Togo, est situé à quelques 50 Km au Sud-Est de la capitale Lomé. Cette fête connaît son apothéose après la prise de la « pierre sacrée » qui sanctionne la fin de l’ancienne année et marque le début de la nouvelle. La couleur de la pierre détermine la nature de l’année nouvelle. Lorsque la pierre prend la couleur blanche, l’année nouvelle s’annonce donc très bien en tout, si elle est bleue azur, l’année sera tout simplement bonne, quand elle est rouge l’année nouvelle est synonyme de tous les dangers (les accidents de la circulation) et lorsque la pierre est noire, la sécheresse et la famine marqueront l’année nouvelle.

 La fête Ekpessosso sera cette année  à sa 341ème édition. Elle est caractérisée par trois évènements principaux : la prise de la pierre sacrée (Epé-Ekpé) à Gbatchomé, les cérémonies de yékè-yékè qui permettent d’offrir des offandes aux divinités et aux ancêtres et enfin, les cérémonies de Ekpantchotcho qui est une occasion d’offrandes diverses aux dieux et aux ancètre pour la protection du peuple Guin durant la nouvelle année.

 Les prémisses de cette fête commencent généralement aux mois de Juillet et Août avec les cérémonies qui permettent aux Guin de se préparer et de se rendre pur pour les rituels de Kpessosso. Cette fête voit la participation de milliers de visiteurs. Et c’est vraiment le moment des retrouvailles des fils Guin.

 

  •  OVAZU

 

Ovazu est la fête traditionnelle des Akposso-Akébou d’Amlamé, Badou et Akébou. Les cérémonies marquant cette fête s’étendent généralement sur une semaine et les mois de novembre ou décembre sont retenus par les Akposso-Akébou pour leur célébration. Elle est une occasion pour ces peuples de remercier les ancêtres pour avoir contribué à la réussite du fonio (ova), de comprendre comment les ancêtres Akposso-Akébou s’étaient servis du fonio pour conquérir l’espace et, met en exergue les vertus de la bravoure, de la solidarité et du partage des peuples Akposso. Une des particularité de cette fête est qu’elle se déroule de façon rotative dans plusieurs préfectures de souche Akposso notamment Amlamé, Badou, Akébou. Les principales cérémonies qui meublent cette fête sont : les cérémonies d’Atopani ou Atugba, ou Atugba, le culte aux ancêtres et les cérémonies de la consommation du noveau fonio (ovo yéyé). 

 

 

  •   AGBOGBOZA

 

 Prévue pour le mois d’août ou de septembre, la fête Agbogboza sera cette année à sa 47ème édition. Cette fête à la particularité d’annoncer la nouvelle année agricole et surtout la consommation des nouvelles ignames. Agbogboza réunit et rassemble tous les fils Ewé de la dispora autour de Notsè. Ils réfléchissent sur leur existence présente et future.

 Au cours de cette fête, on a la possibilité de visiter le centre culturel de la localité afin de découvrir le riche héritage Ewé et aussi de se souvenir de l’histoire des entrailles d’Agbogbo. Les visiteurs pourront suivre Dakpodzi la cérémonie rituelle et la procession des gardiens des us et coutumes- Azawuwu, la cérémonie d’offrande de nouvelle ignames aux ancêtres et aux divinités. Agbogboza connaît son apothéose après les cérémonies de Djawuwu au cours desquelles, le chef des prêtres de la tradition sous l’autorité du chef traditionnel de Notsè offre les premières ignames aux ancêtres et aux divinités pour implorer leur bénédiction sur les nouvelles ignames et leur protection sur tout le peuple Ewé.

 

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